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Hupo

Un espace pour se former par l’écriture.

Hupo articule journal personnel, prise de notes et publication choisie dans un même espace. L’idée est simple : écrire pour clarifier ce que l’on vit, garder trace de ce que l’on apprend, et transformer peu à peu ses fragments en contenus partageables.

Accéder à l’application web →

L’application web est accessible dès maintenant. Les versions mobiles (iOS et Android) sont en cours de développement — vous pouvez déjà rejoindre les tests :

TestFlight Tester sur iOS Google Play · test interne Tester sur Android

Sur Android, l’accès aux tests est restreint : contactez-moi pour être ajouté à la liste des testeurs autorisés avant d’installer l’application.

Application actuellement en test interne.

Pourquoi Hupo ?

Beaucoup de pensées importantes commencent sous une forme fragile : une note rapide, un journal de bord, une idée capturée entre deux moments, une phrase écrite pour soi avant de devenir partageable.

Hupo part de cette continuité. Il ne sépare pas artificiellement l’écriture intime, la documentation de son activité, la réflexion personnelle et la publication. Il propose au contraire un lieu pour faire circuler les textes entre ces différents états.

Ce que permet la plateforme

Une écriture personnelle et sociale

Hupo n’est pas un réseau social classique, ni simplement un blog. C’est un espace où l’écriture peut rester privée, devenir un support de travail sur soi, ou s’ouvrir progressivement à d’autres personnes.

L’objectif n’est pas de publier plus vite, mais de mieux faire mûrir ce que l’on écrit.

La plateforme est également un lieu d'utilisation de l'IA, mais toujours à partir de vos contenus. Elle vous invite à d'abord clarifier pour vous ce que vous souhaitez exprimer avant d'interagir avec l'IA.

D’où vient le nom ?

« Hupo » vient des hupomnêmata : ces carnets de l’Antiquité où l’on consignait citations, fragments, réflexions et expériences vécues, pour les relire et les méditer plus tard. C’est l’esprit dans lequel Hupo a été imaginé.

Les hupomnêmata, au sens technique, pouvaient être des livres de compte, des registres publics, des carnets individuels servant d’aide-mémoire. Leur usage comme livre de vie, guide de conduite semble être devenu chose courante dans tout un public cultivé. On y consignait des citations, des fragments d’ouvrages, des exemples et des actions dont on avait été témoin ou dont on avait lu le récit, des réflexions ou des raisonnements qu’on avait entendus ou qui étaient venus à l’esprit. Ils constituaient une mémoire matérielle des choses lues, entendues ou pensées ; ils les offraient ainsi comme un trésor accumulé à la relecture et à la méditation ultérieures. Ils formaient aussi une matière première pour la rédaction de traités plus systématiques, dans lesquels on donnait les arguments et moyens pour lutter contre tel défaut (comme la colère, l’envie, le bavardage, la flatterie) ou pour surmonter telle circonstance difficile (un deuil, un exil, la ruine, la disgrâce). Ainsi, lorsque Fundanus demande des conseils pour lutter contre les agitations de l’âme, Plutarque, à ce moment-là, n’a guère le temps de composer un traité en bonne et due forme ; il va donc lui envoyer sans apprêt les hupomnêmata qu’il avait rédigés lui-même sur le thème de la tranquillité de l’âme.

— Michel Foucault, Dits et écrits